passion V8

qui seras le prochain proprio d'une voiture Américaine? ^^

    éssai (d'époque) Auto-Journal Formula 1972 neuve !

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    Tonio

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    éssai (d'époque) Auto-Journal Formula 1972 neuve !

    Message  Tonio le Mer 4 Mai - 12:01

    (01/08/1972)
    Au banc d'essai
    Article d' André Costa du 1er août 1972 dans l'Auto-Journal
    PONTIAC FIREBIRD





    Voici vingt ans, possédr une voiture américaine était signe d'opulence et les vulgaires ne se laissaient pas admirer les imposantes carrosserie chromées garées au long des trottoirs des beaux quartiers. Aujourd'hui, les temps ont bien changé et toute une classe de voitures de prestige européennes fleurit, repoussant dans l'ombre la plupart des productions de Détroit. Et pourtant, jamais les constructeurs américains n'ont prodigué autant d'efforts pour créer des voitures encore bien de chez eux, certes, mais malgré tout, européanisées par certains côtés.

    Au sein de la gamme General Motors, la Pontiac Firebird représente, dans une mesure certaines, l'interprétation américaine type de la puissante voiture de grand tourisme européenne et, la considérant ainsi, nous avons cru intéressant de la juger sur le vieux continent, afin d'apprécier ses facultés d'adaptation. A dire vrai, nous avons même poussé le souci jusqu'au vice. Cette Firebird, longue de 4,86m et large de 1,86m, nous l'avons promenée non seulement sur les autoroutes où elle a pu donner libre cours à son tempérament mais aussi dans les pires encombrements parisiens et même sur le plus paradoxal des terrains. Puisqu'une voiture de grand tourisme est faite a priori pour pratiquer le tourisme, nous avons cherché pour elle un cadre inusité, prometteur de photographies originales et nous avons ainsi jeté notre dévolu sur une île bretonne.
    Ces îles possèdent chacune leur auréole, parfois tragique, comme en témoignent les dictons ancestraux que des générations de marins ont répétés, les dents serrées...
    "Qui voit Ouessant, voit son sang" "Qui voit Sein, voit sa fin"... Et puis, si l'on s'enfonce vers l'Est, le golfe de Gascogne, pourtant redoutable à ses heures, dissimule ses crocs derrière un sourire et les îles deviennent plus humaines, même si leurs falaises demeurent aussi dominatrices...
    "Qui voit Groix, voit sa joie".... c'est donc là qu'il fallait amener la Firebird, voiture de vacances, de plaisance, sorte de bâteau à roues, juste assez petit pour ne pas rester coincé dans Port-Lay...
    Aujourd'hui, Grois a perdu sa majesté. Les grands dundees à deux mâts ont disparu et les hommes naviguent en face, à Lorient, sur les chalutiers en fer. L'île demeure simplement une terre secrète, toute verte au centre de ses falaises grises, avec un entrelacs de routes sinueuses dessinant un monde magnifique... qui hésite entre la marche à pied, le vélo et l'automobile... un monde où il est permis -que l'on possède une Firebird ou une 2CV- d'aller passer quelques jours durant l'été
    Ce grand coupé embarqué à Lorient sur le petit ferry qui n'en revenait pas, que dissimule-t-il sous les grondements impressionnants exhalés par son capot ?



    Le moteur est typique de la technique américaine. Il s'agit d'un 8 cylindres en V 104 x 95, de 6547cc soit pour la France, la coquette puissance fiscale de 28CV. Bien qu'il soit relativement difficile d'obtenir des renseignements techniques sur les voitures américaines, toujours construites en d'innombrables versions destinées les unes aux USA, les autres à certains marchés d'exportation, la puissance atteint 253 ch DIN à 4400 t/min, avec un rapport volumétrique de 8,2. L'alimentation est assurée par un gros carburateur inversé quadruple corps Rochester et l'évacuation des gaz brûlés s'effectue par un double échappement. Sur la voiture essayée, la boîte était une Turbo-Hydramatic automatique à trois rapports avec sélecteur au pla,cher, le différentiel étant muni d'un dispositif autobloquant. La direction est à recirculation de billes, assistée, à démultiplicaiton variable, la position du volant étant réglable en hauteur. Les freins sont à disques, ventilés à l'avant, à tambour à l'arrière.

    Pour impressionner les foules, citons d'abord quelques chiffres. Sur l'Autoroute du Nord, voiture bien lancée et pneus bien gonflés, j'ai atteint facilement 216,8 km/h, le moteur étant manifestement au bout de ses possibilités. Sur un terrain de qualité comparable et avec deux personnes à bord, les 400m DA ont été couverts en 15s 2/5 et les 1000m en 28s.
    Bien que la puissance disponible à bas régime ne soit pas extraordinaire par rapport à la cylindrée, la Firebird "pousse" terriblement en toutes circonstances. La boîte automatique fonctionne sans défaillance, le compteur est à peu près exact et l'on demeure longtemps surpris de la rapidité des mises en vitesse, 180 km/h étant une allure de croisière atteinte pour un oui ou pour un non. Et pourtant l l'époque où la boîte automatique Turbo-Hydramatic comptait quatre rapports est oubliée... Aujourd'hui, elle n'offre que trois vitesses avec une première montant à 70 km/h et une seconde à 130. Grâce au pont autobloquant, la puissance est assez bien transmise aux imposants pneumatiques 70 x 14 -qui s'usent rapidement- mais la conduite sous la pluie nécessite malgré tout un pied plutôt souple.

    La voiture est vendue en France environ 50.000 francs et même pourvus d'une jolie fortune, ses aspirants propriétaires noteront sans doute avec intérêt une consommation globale au terme de tous nos essais, de 33,5 litres aux 100 km ! Pour amener à près de 220 km/h plus de 1600 kg, il faut bien trouver la puissance quelque part...Sur les petites routes de l'Ile de Groix, la Firebird m'a permis, par ailleurs, d'apprécier chez elle une qualité plutôt surprennante, à savoir sa maniabilité. Pour une voiture américaine la direction est non seulement très douce mais également très directe, pas au point de la SM, mais quand même... Le rayon de braquage est très faible, et malgré les dimensions imposantes de la carrosserie, on parvient à se faufiler à peu près partout, la circulation à grande vitesse sur itinéraires sinueux n'est pas interdite, à la condition de synchroniser ses mouvements comme il convient. Le conducteur d'une voiture de ce genre soit savoir la dominer et faire glisser l'arrière comme il convient par d'adroites pressions du pied droit.
    De toutes façons, aussi bien à Groix que sur l'autoroute, le grand problème réside dans les freins : si on se fie à eux sans réserve et si le pied droit est vraiment lourd sur l'accélérateur, on ne s'arrête pratiquement plus après le troisième coup de pédale. Il faut donc aider les freins avec la boîte , seul l'embrayage demeurant alors automatique. En dessous de 140 km/h, il est nécessaire de rétrograder à peu près autmatiquement et, en cas de nécessité, il ne faut pas hésiter à passer en première en dessous de 70, tout au moins si le sol est sec. En opérant de cette manière, un conducteur entraîné pourra adopter une cadence de conduite permettant d'accéder à d'excellentes moyennes routières mais cela, au prix d'une attention soutenue.
    en ayant quand même conscience de galéger, je dirai que le conducteur de la Firebird a le choix : perdre ses dents ou les chapes de ses pneus... Entre les pressions de gonflage conseillées pour la ville et celles qu'il faut adopter sur autoroute à très grande vitesse, il existe approximativement 900 grammes de différence. Pour le monsieur qui va loin et vite, il n'est donc pas question de modifier sans cesse les pressions qui doivent bien entendu, être vérifiées à froid, et l'on roule constamment très gonflé. Dans ces cas, les revêtements d'excellente qualité sont évidemment très bien acceptés mais tôt qu'il n'en est plus ainsi, la fermeté de la suspension jointe à la dureté des pneus, soumet à l'organisme un traitement sévère.

    A UN GAG PRES

    La Firebird dispose de quelques équipements agréables et amusants. Par exemple, les essuie-glace -extrêmement ferraillants et inopérants au-dessus de 180 km/h- sont dissimulés au repos sous le capot, ce qui devrait a priori éliminer tout risque de contravention pour stationnement abusif. L'encadrement des portières n'est protégé par aucune gouttière, solution extrêmement agréable pour le regard, mais dont les inconvénients apparaissent clairement lorsqu'on ouvre une portière sous la pluie. Dans l'ensemble, la Firebird est une jolie voiture ; quoique massives, ses lignes sont harmonieuses, sauf sans doute à l'avant. La calandre est extrêmement tourmentée, d'un goût discutable et le service des Mines français qui n'on sont pas à un gag près, ont obligé la G.M. à munir d'épais tampons de caoutchouc les protubérances du capot servant d'entrées d'air. Ces saillies sont, paraît-il très dangeureuses en cas de choc, mais comme elles se trouvent situées à 50cm en arrière de la calandre, on se demande si la critique est vraiment justifiée.

    L'habitace est celui d'une classique 2 + 2, ce qui peut paraître peu par rapport aux dimensions hors tout. Les sièges avant sont bien dessinés mais les dossiers ne sont pas réglables en inclinaison... Bien entendu, peu de place à l'arrière et malgré la présence d'une roue de secours gonflable peu encombrante -quand verrons-nous cet équipement en série en France ?- le volume du coffre ne suscite pas d'admiration. Le grand pare-brise contient en son sein l'antenne radio -dans dix ans, les antennes fouet n'existeront sans doute plus- mais l'énorme capot restreint dans une certaine mesure la visibilité qui n'est pas non plus extraordinaire vers l'arrière.
    Mais toutes ces critiques ne constituent quand même, reconnaissons-le, que des détails secondaires, face à l'étonnante personnalité de ce monstre à demi-sauvage, extrêmement sophistiqué sous certains angles, que l'on croirais issu d'une hypothétique civilisation barbare et magnifique. C'est du clinquant peut-être, mais c'est du clinquant étonnant, impressionnant. En traînant sur les quais de Port-Tudy et de Groix, la Firebird m'a d'aileurs valu de reconnaître l'un de ceux qui me regardaient passer ; vêtu comme un marin, la guitare au bout du bras, il avait l'air mi-distingué mi-placide qui caractérise l'âme sereine. Malgré son allure particulièrement détendue, Claude Pouzoulic est aubergiste d'un genre un peu particulier. Il tient l'Auberge du Pêcheur, sans doute ainsi nommée parce que son propriétaire fut mousse à bord de l'in des derniers thoniers à voile de l'île. La table est bonne, les chambres sont simples et de bon goût et si vous savez l'y incite ravec gentillesse, kil saura également vous chanter à la guitare un merveilleux choix de chansons de mer ou d'ailleurs, de Bruant à Brassens. Je n'avais jamais entendu "Le temps des cerises" interprété de cette manière et si c'est sans doute la première fois que je parle chanson dans un essai de "l'Auto-Journal", dites-vous bien que c'est quand même grâce à votre voiture -même s'il ne s'agit peut-être pas de la Firebird- que vous irez peut-être, vous aussi, à Groix pour écouter Claude Pouzoulic et aussi pour filer de l'autre côté de l'île, à Locmaria, pour photographier votre voiture face à cet étonnant cargo grec qui, l'an dernier, choisit la plus belle nuit de beau temps pour venir d'échouer à pleine vitesse sur un banc de roches plates. Extrêmement calme au demeurant, l'équipage descendit pratiquement à pied sec pour s'en aller prendre un pot au village, pendant que s'organisait la "récupération" de tout ce qui pouvait être déménagé à bord, suivant la plus pure tradition des pilleurs d'épaves bretons...
    André COSTA
    photos Alain CORROLER
    Source :
    http://blog.doctissimo.fr/phedor/bancs-essai-journal-220253/retrospective-oiseau-bretonnes-2267570.html
    http://blog.doctissimo.fr/phedor/bancs-essai-journal-220253/retrospective-oiseau-bretonnes-2267570.html



    Je ne sais pas ce que dit le Owner Manual d'époque (si quelqu'un en à 1, qu'il nous renseigne...), mais (à mon avis), rétrograder de la 3ème à la 2ème à 140 Km/h, est destructeur pour la boite autom...
    M' étonne-pas qu'il ait consommé 33 l/100 Kms...(à moins que le rapport
    de pont soit en-cause...???)
    Tonio.
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    DeVille70

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    Re: éssai (d'époque) Auto-Journal Formula 1972 neuve !

    Message  DeVille70 le Jeu 5 Mai - 10:56

    En effet, la boite n' aimerait certainement pas qu' on lui fasse ce genre de traitement! Pour passer un rapport inférieur (de 3 à 2...), il vaudrait mieux que le régime ne soit pas trop soutenu.

    Sympa, cet article d' époque! Cool
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    GREG

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    Re: éssai (d'époque) Auto-Journal Formula 1972 neuve !

    Message  GREG le Mar 7 Juin - 8:35

    Voila un Topic qui me concerne.

    En effet, je suis un ami "virtuel" (on ne s'est jamais rencontré en vrai) de l'auteur de ce Blog dédié aux essais Auto-Journal d'époque.

    Je peut vous affirmer qu'en dehors de la Pontiac Formula 1972, il y en a bien d'autres !

    Ils datent des années 50 jusqu'au début des 80's.

    Je peut tout a fait vous fournir les autres essais AJ d'Américaines, alors, dites moi si cela vous interresse, et, dans ce cas, je vous les fournirai avec plaisir.

    GREG

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    Re: éssai (d'époque) Auto-Journal Formula 1972 neuve !

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